Pourquoi faire face à la douleur est la passerelle vers la croissance

L'idée d'embrasser la douleur peut sembler masochiste. La douleur n'est pas quelque chose que nous invitons généralement dans nos vies. Mais que se passerait-il si, chaque fois que la douleur venait à frapper à notre porte, nous l'invitions, l'accueillions, lui offrions du thé?

Pour beaucoup d'entre nous qui ont vécu un traumatisme dans leur enfance, nous pouvons nous sentir emprisonnés dans des cycles sans fin de douleur émotionnelle. Il y a des moments qui ne sentent pas la douleur, mais ensuite, quelqu'un frôle nos anciennes blessures non cicatrisées et nous y revoilà, de retour dans le désespoir, l'angoisse, la tristesse.

Nous sommes allongés sur le sol brisé, nous nous demandons quand nous allons enfin apprendre? Quand allons-nous mettre fin à nos schémas d'autodestruction? Quand la confiance implicite va-t-elle remplacer le doute de soi? Aurons-nous jamais vraiment se sentir entier? Aurons-nous jamais l'impression d'être sous terre??

La réponse à toutes les questions ci-dessus réside dans la douleur elle-même. Notre traumatisme de la petite enfance a freiné notre développement émotionnel. Chaque fois qu'une personne ou une situation se frotte contre l'une de nos vieilles blessures, nous retournons immédiatement en mode combat, vol ou gel. Dans notre psychisme, ce moment de traumatisme est suspendu; figé dans le temps.

Notre psyché ne sait pas faire la différence entre ce qui est réel dans le présent et ce qui est déclenché par le passé. Notre système nerveux sympathique entre en jeu et notre temps émotionnel du corps se déplace au moment de la blessure initiale et nous réagissons à partir de cet endroit. Notre corps physique réagit comme si nous étions réellement confrontés au danger présent. La confusion s'installe. Le jugement de nous-même et des autres aggrave nos émotions déclenchées et nous nous enfonçons dans des mécanismes d'adaptation malsains comme l'anxiété, la dépression et la dépendance..

La douleur est une invitation à s’occuper des affaires en suspens de notre passé. Répondre aux situations qui déclenchent notre bouleversement émotionnel peut déclencher une guérison réelle et durable. Une partie de ce processus consiste à vous imaginer comme un enfant et à le consoler. Cela peut sembler artificiel et complaisant, mais c’est un exercice de compassion qui est essentiel à notre bien-être émotionnel, nous permettant de devenir de meilleures mères, pères, soeurs, frères, amis et partenaires. Si nous ressentons une certaine aversion pour cette pratique, nous devons nous demander «pourquoi?

Lorsque nous suivons notre douleur à la source initiale de notre blessure et reconnaissons que la tristesse, l’anxiété et le désespoir ne résultent pas réellement de quelque chose qui se passe dans le présent, mais du résultat d’un traumatisme passé, nous gagnons l’objectivité nécessaire retour et répondre à nos propres besoins émotionnels.

Nous nous taisons avec notre douleur, nous la suivons jusqu’à sa source, nous demandons une image de la partie de nous qui a subi la blessure initiale et nous offrons notre amour et notre soutien à cette partie de nous. Tout comme si nous consolions un enfant qui a été blessé, nous embrassons cette partie blessée de nous, la consolons sans jugement ni besoin de contrôler ou de réparer la situation. Nous nous connectons avec présence et compassion.

La partie la plus difficile de cette pratique est que les résultats ne sont souvent PAS instantanés. Il faut du temps pour construire un pont entre notre présent et notre passé. Comme toute autre relation, la confiance est gagnée avec le temps et avec cohérence.

Lorsque nous adoptons une approche aussi holistique pour guérir nos traumatismes d’enfance, notre développement émotionnel retardé nous maintenait jadis dans un cycle perpétuel de souffrance, d’épanouissements et de nouveaux comportements plus sains. Les situations qui ont provoqué la douleur prennent un nouveau sens et nous développons une compréhension plus profonde de notre moi. Nous puisons dans une authenticité et une assurance de soi qui ne peuvent pas être ébranlées par des circonstances extérieures.

Nos relations avec les autres deviennent plus profondes alors que certaines s’effondrent complètement. Le monde a l'air différent, comme si nous le regardions avec de nouveaux yeux. Notre passé tragique devient un cadeau qui nous façonne en des êtres humains authentiques et complets. Nous pouvons regarder les offenses des autres avec la reconnaissance du fait qu'elles aussi ont des fardeaux de leur passé qui influencent leur comportement présent. Nous pouvons pardonner et laisser aller.

En laissant notre douleur nous briser, nous permet de puiser dans le nectar qui est notre nature essentielle, notre Vrai Soi. C'est un catalyseur de créativité, de passion et de paix satisfaite. C'est un engagement de marcher dans le feu et de laisser brûler tout ce qui n'est pas la vérité en nous. C'est terrifiant, mais libérateur. Cela ne nécessite rien de plus que le silence, la volonté d’écouter et de croire que quelque chose de bien mieux réside au-delà de notre douleur.

# bonheur # guérison #personnalité Jeanne Weierheiser Jeanne Weierheiser travaille avec des entrepreneurs et des organisations pour développer leur présence sur le Web via les médias sociaux, le référencement et le marketing de contenu. Sa passion réside dans la promotion de projets qui…